Matisse, en héritage - Galerie Negropontes

Exhibition

Matisse, en héritage

26.03 — 31.07.2026
Paris

Exhibition

Matisse, en héritage

26.03 — 31.07.2026
Paris

À l’occasion de l’exposition « Matisse. 1941–1954 » présentée au Grand Palais, la Galerie Negropontes Paris consacre son nouvel espace à une collaboration avec Maison Matisse, fondée en 2019 par Jean-Matthieu Matisse, arrière-petit-fils du peintre. Avec de cette invitation, l’exposition présente la collection 1869 signée Alessandro Mendini, Jaime Hayon et l’installation de Ronan & Erwan Bouroullec pour Maison Matisse, ainsi que des œuvres de Perrin & Perrin, Ulrika Liljedahl, Éric de Dormael, Agnès Baillon, Linda Oubhi, Tal Lancman & Maurizio Galante, Carmen M. Castaneda, Benjamin Poulanges et Elena Syraka.

Pensée comme un écho contemporain à cette rétrospective majeure, l’exposition explore des motifs essentiels de l’univers matissien, la fenêtre, la danse, la baigneuse, la Méditerranée, la fleur, le découpage, les couleurs à travers des pratiques où dialoguent verre, textile, céramique, métal et lumière.

Les vases d’Alessandro Mendini transposent en volume la spatialité décorative de Matisse. Jaime Hayon, quant à lui, célèbre la magie chromatique du peintre. Ses formes aux accents méditerranéens, à la frontière de l’art et du design, font vibrer la couleur. L’installation de Ronan & Erwan Bouroullec, en terre cuite, aluminium anodisé et porcelaine est comme une fenêtre ouverte sur la Méditerranée. Une autre sélection d’oeuvres des artistes de la galerie vient compléter cette exposition et mettent en avant l’héritage de Matisse.

Les œuvres en verre de Perrin & Perrin, issues de la série Window, matérialisent elle-aussi cette idée de fenêtre. Quant à leur tapis Toscane, il déploie au sol un jeu de formes découpées évoquant les gouaches tardives de Matisse de son livre Jazz.

L’œuvre textile d’Ulrika Liljedahl, en nylon bleu et blanc, fluide et aérien, rappelle à la fois les rideaux soulevés par le vent dans les intérieurs niçois du peintre, ou la mer suspendue entre transparence et lumière.

La sculpture lumineuse Carline, d’Éric de Dormael, elle, prolonge cette réflexion : leurs feuilles métalliques découpées projettent des ombres mouvantes qui évoquent les découpages de la fin de vie de Matisse, faisant de la lumière et de l’ombre un dessin dans l’espace.

En écho aux baigneuses de Matisse tout en couleurs et en mouvements, les nageuses graciles et diaphanes d’Agnès Baillon apporte une note énigmatique à l’exposition.

L’exposition présente une photographie des Tulipes perroquet de Tal Lancman ainsi que les perroquets en porcelaine brodés d’organza colorés et aériens réalisés par Tal Lancman & Maurizio Galante en regard aux célèbres Tulipes perroquet peint par Matisse en 1905.

Avec Chroma 6575 IV, Carmen M. Castaneda déploie un champ de formes organiques en bleu profond qui évoque les Nus bleus et les gouaches découpées de Matisse : le dialogue entre pleins et vides structure la composition, la répétition ornementale affirme une dimension décorative chère au peintre, les paillettes captent la lumière comme une surface rayonnante et la broderie au crochet de Lunéville, transpose le principe du découpage dans une écriture textile.

Enfin, la série de bijoux Matisse Leaf d’Elena Syraka, issue de la collection Idols, prolonge cet hommage dans un registre précieux : feuilles stylisées en or 18 carats, ponctuées de diamants et associées à des pierres semi-précieuses, complète cette symbolique poétique.

Conçue comme une traversée, l’exposition transforme cet espace en une fenêtre intérieure ouverte sur un univers azuréen, chromatique et harmonieux. En dialogue avec la rétrospective du Grand Palais, la galerie propose ainsi une lecture complémentaire : celle d’un imaginaire vibrant qui continue d’inspirer la création contemporaine.

Download catalog